Neurosciences : l’avenir de l’école ?

Neurosciences, sciences cognitives, métacognition : les découvertes scientifiques récentes commencent à être intégrées dans le monde de l’éducation. Trop lentement certes, mais il se passe quand même quelque chose de notable, de significatif même.

Cela permettra-t-il de remonter le niveau ? On peut raisonnablement le penser. Encore faudrait-il laisser la liberté aux enseignants de mettre en place de nouvelles façons de faire, de changer de posture pédagogique selon le terme consacré. De plus, il faudrait accompagner ce mouvement par une formation continue des professeurs.

Tout serait parfait si cela ne remettait pas en question l’héritage de l’école Meirieu, célèbre inspirateur des réformes majeures de l’Éducation nationale depuis une trentaine d’années.

D’où une ligne de fracture qui apparaît nettement : les neurosciences se font snober (voire sont dénigrées) par tous les gardiens des réformes récentes, celles qui conduisent chaque année 40% des élèves vers un échec scolaire total ou  un niveau médiocre.

Comme si les mauvaises pratiques avaient du souci à se faire à mesure que les neurosciences démontrent ce qui fonctionne…

Neurosciences et sciences sociales : le torchon brûle ?

Les tenants des sciences sociales semblent peu goûter l’intérêt que porte le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer aux neurosciences.

Cet article de Libération du 27/11/2017 résume bien le malaise qui s’installe : http://www.liberation.fr/france/2017/11/27/education-blanquer-trop-fan-des-neurosciences_1612677

Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé la création d’un conseil scientifique de l’Éducation nationale qui « pourra être saisi sur tous les sujets ayant trait aux politiques publiques, comme l’intelligence artificielle par exemple », (…). A la tête de ce conseil scientifique : Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire en psychologie cognitive expérimentale.

Spécialiste du cerveau, il étudie la façon dont cet organe fonctionne, notamment au moment des apprentissages. Dans l’un de ses livres, les Neurones de la lecture, il explique comment notre cerveau de primate apprend à lire.

« Cette nomination marque une nouvelle fois la prédominance des neurosciences dans l’approche gouvernementale de l’école », pointe le Snuipp, avec inquiétude.

Et pourtant, il semble important que les sciences sociales prennent en compte la psychologie cognitive pour progresser.

Neurosciences : du concret ?

Vous voulez du concret ? Savoir quels résultats sont possibles ?

Céline Alvarez a mené en 2011 une expérimentation en maternelle à Genevilliers dans un établissement en Zone d’Éducation Prioritaire. Elle a appliqué dans sa classe des principes éducatifs dont l’efficacité à été prouvée scientifiquement. Les résultats ont été spectaculaires !

4 points-clés :

  • attirer l’attention des élèves,
  • leur permettre de s’engager activement,
  • leur donner un retour immédiat (retro feedback) sur le résultat de l’action réalisée,
  • consolider l’apprentissage par la répétition expansée.

Voir la vidéo ci-dessus : 15 minutes de pur bonheur (vous apprécierez le rayonnement des enfants, le calme dans la classe et le niveau académique atteint).

Céline Alvarez est auteur du best-seller LES LOIS NATURELLES DE L’ENFANT , disponible gratuitement pendant 30 jours en livre audio avec l’offre « essai offert » Audible en cliquant ici.

Neurosciences : se former ?

Si vous voulez vous former et approfondir vos connaissances, vous pouvez participer à ce MOOC (cours en ligne gratuit) qui démarre fin décembre 2017. Il dure 6 semaines et demande environ 1h30 de travail par semaine.

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:drhatform+124001+session02/about

Les concepteurs et intervenants sont très sérieux et pédagogues.

Bonne découverte !

 

 

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